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LES GÉOTEXTILES
DÉFINITION:
Membrane perméable constituée généralement de fibres de polypropylène ou de polyester tissée ou non-tissée qui sert principalement à la séparation, à la filtration et au renforcement des sols.
ÉPAISSEUR :
Principe : Le géotextile est comprimé entre deux surfaces planes parallèles. La distance perpendiculaire mesurée entre les deux surfaces correspond à l'épaisseur du géotextile sous la pression appliquée.
La pression appliquée est la même pour les tests canadiens et américains, soit 2kPa. La donnée publiée est la valeur moyenne de 10 tests, en mm.
MASSE SURFACIQUE :
Principe : À partir de 10 prélèvements d'au moins 20 cm carrés , la masse est calculée et ensuite repartie sur la surface. La méthode d'analyse américaine requiert quant à elle 5 échantillons d'au moins 100 cm carrés totalisant une surface de 1000 cm carrés.
Le résultat est donné en grammes par mètres carrés.
RÉSISTANCE AU RAYONNEMENT ULTRAVIOLET :
Principe : On soumet un groupe d'échantillons aux rayons UV (type arc au xénon) pendant 0, 150, 300 et 500 heures. Par la suite, des essais de résistance à la rupture sont effectués. On cherche à mesurer la différence en pourcentage, avant et après l'exposition du géotextile.
RÉSISTANCE À L'ÉCLATEMENT (MULLEN) :
Principe : Ce test simule la situation dans laquelle se trouve le géotextile lorsqu'il est pressé par un sol pâteux dans les pores d'un matériau à gros grains. Une éprouvette de géotextile est fixée entre deux mâchoires de serrage annulaires, la pression est exercée au moyen d'une membrane de caoutchouc hautement élastique.
RÉSISTANCE À LA TRACTION - ARRACHAGE
Principe : Une éprouvette est soumise à un essai de traction entre des mâchoires de serrage d'une largeur inférieure à celle de l'éprouvette. Les résultats de cette épreuve ne dépendent pas uniquement de la résistance à la traction, mais également de la rigidité du matériel examiné.
RÉSISTANCE À LA TRACTION (200 mm):
Principe : C'est l'essai auquel les géotextiles sont le plus couramment soumis. Provenant de l'industrie textile, il sert surtout comme test d'indexation.
RÉSISTANCE À LA DÉCHIRURE (TRAPÉZOIDALE) :
Principe : En cas de détérioration du géotextile, il importe que la déchirure amorcée ne se propage pas, amoindrissant ainsi le rôle de filtre. La façon dont la force de déchirure continue d'agir dans la pratique sur le géotextile peut être d'une grande diversité. Dans l'essai du trapèze, on tente de déchirer complètement une éprouvette entaillée. Le côté entaillé du géotextile est tendu, alors que l'autre côté est fixé de manière très flasque entre les pattes de serrage.
RÉSISTANCE AU POINÇONNEMENT :
Principe : Cet essai montre comment un géotextile absorbe les forces naissant d'une charge se présentant en construction de routes. Au centre d'une éprouvette de géotextile fixée entre deux anneaux de serrage, on applique au moyen d'un piston cylindrique des charges croissantes jusqu'à atteindre la résistance au poinçonnement. L'essai se faisant sans tenir compte de la nature du sol, les résultats ne peuvent être utilisés qu'indirectement.
TRANSMISSIVITÉ :
Principe : La transmissivité hydraulique est la mesure de la quantité d'eau qui s'écoule dans le plan du géotextile, sous des charges hydrauliques déterminées.
OUVERTURE DE FILTRATION FOS :
Principe : Mesure de l'ouverture des pores d'un géotextile
| Normes | CAN 148.1-10 | voir AOS |
OUVERTURE APPARENTE DES PORES AOS :
Principe : L'ouverture apparente (A.O.S) est déterminée par tamisage à sec de fractions serrées de boules de verre. La fraction déterminante est celle dont le passant est inférieur à 5% du poids. L'A.O.S est désignée par le numéro du tamis standard U.S. qui retient cette fraction des boules de verre. Pour exclure l'influence des charges électrostatiques on asperge le géotextile d'un spray anti-statique.
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